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Qualité de l'air, les agriculteurs ont un rôle à jouer

L'agriculture, comme toutes les autres activités humaines a sa part de responsabilité sur la qualité de l’air. Les gaz émis par l’agriculture sont relativement bien identifiés car assez spécifiques. En Pays de la Loire, l’agriculture émet 98 % de l’ammoniac (NH3), 30 % des gaz à effet de serre (GES). Elle est responsable de 79 % des GES non énergétiques que sont le méthane (CH4) et le protoxydes d’azote (N2O). Enfin les particules fines sont émises pour 1/3 par l’agriculture mais la part d’émissions des particules les plus fines et donc les plus dangereuses n’est que de 15 % pour le secteur agricole.

Ces enjeux internationaux et européens se traduisent par des actions locales, telles que la révision du Programme national de réduction des émissions (PREPA) qui concernera le secteur agricole ou le Plan de protection de l'atmosphère (PPA).


Un groupe projet multipartenarial oeuvre au service de la qualité de l'air dans les Pays de la Loire

La qualité de l'air est un nouvel enjeu pour l'agriculture, notamment en raison des émissions d'ammoniac et de particules (poussières issues de la terre ou de récoltes...) dont la part liée à l'agriculture n'est pas négligeable.

Les spécialistes de la qualité de l'air ne connaissant pas l'agriculture et les agriculteurs ne connaissant pas tous les enjeux de la qualité de l'air, ces acteurs se sont rassemblés dans un groupe de travail régional pour s'acculturer réciproquement et construire ensemble des solutions adaptées, tout en préservant la compétitivité des exploitations.

Ce groupe régional rassemble l'ADEME, la DREAL, Air Pays de la Loire, le Conseil régional et la DRAAF, les instituts techniques (Arvalis-Institut du végétal, Institut de l'élevage, ITAVI, IFIP...) et les Chambres d'agriculture. Ces travaux s'intègrent dans le cadre plus global que constitue le Schéma régional Climat-Air-Energie (SRCAE) adopté en avril 2014 par le Conseil régional des Pays de la Loire et l'Etat.

Plusieurs leviers sont identifiés en agriculture pour une meilleure qualité de l'air

A l'échelle France et en agriculture, il est techniquement possible de réduire de près de 30 % les gaz à effet de serre et de 10 % l'ammoniac, sous réserve d'appliquer les 10 mesures par l'ADEME et l'INRA, de manière simultanée.

Que ce soit dans le domaine de l’élevage avicole, porcin ou bovin ou dans le secteur des cultures, les ingénieurs des Chambres d’agriculture et des Instituts techniques ont identifié  les actions possibles à mettre en oeuvre dans les exploitations et au champ. Les sources d’émission visant l’énergie, l’épandage et l’alimentation sont aussi des actions intéressantes pour améliorer la performance d’une exploitation. Par exemple :

  • Un brumisateur dans un bâtiment avicole permet d’abattre de 50 % les taux de poussière mais surtout d’améliorer la performance des animaux en bâtiment.
  • La maîtrise des épandages par technique de pendillard ou par enfouissement limite la volatilisation de l’ammoniac et augmente l’efficacité de l’azote pour la plante.


Autant de techniques qui sont des sources de performance pour l’exploitation.

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