Préserver et valoriser l'arbre et la haie

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La muti-fonctionnalité de l'arbre et de la haie sont aussi au service des enjeux du territoire

Elus et services des collectivités territoriales ont un vrai rôle à jouer dans la préservation et la valorisation de l'arbre sous toutes ses formes, répondant par là-même à de nombreuses problématiques de territoires. Ils peuvent impulser et soutenir des initiatives pour mesurer le patrimoine arboré du territoire (bocage, haie, boisement, bosquet, arbre isolé, arbre remarquable, arbre en milieu urbain...) et l'utiliser pour répondre à des besoins de ce territoire.

Un état des lieux est un préalable indispensable pour cerner ce potentiel, avant de mettre en oeuvre des actions d'aménagement du territoire comme par exemple : des programmes collectifs de plantations, un confortement de la trame verte pour la biodiversité, une valorisation du bois bocager par le développement de filière bois ou la mise en place de chaufferies à bois,la  mise en place de projets pédagogiques à destinations des scolaires, des associations, des usages du territoire, la mise en valeur du patrimoine naturel (chemins, petit bâti, mare), la plantation pour améliorer la gestion qualitative et quantitative de l'eau, le développement des systèmes agroforestiers.


Le bocage, un précieux allié pour les territoires

On appelle bocage un ensemble de structures physiques que sont les haies, les petits bosquets (jusqu'à 4 ha), les mares, les zones humides, les cultures et les prairies. Leur agencement et leur positionnement dans le paysage constituent alors un "territoire de bocage" qui remplit toutes sortes de missions - on parle de multifonctionnalité- dès lors qu'ils sont suffisamment présents et en bon état de développement.

Un rôle écologique

Du point de vue faunistique, la haie, riche d’une strate herbacée et d’une diversité d’essences végétales, permet l’alimentation, le refuge et la reproduction de la faune sauvage en lui assurant l’habitat et la ressource alimentaire. Située dans des secteurs à faible fréquentation humaine et reliée à d’autres éléments du paysage (bosquets, mares, étangs, zones humides), sa fonction écologique est renforcée. De plus, pour augmenter la biodiversité, quelques mesures peuvent être prises :

  • conserver des arbres patrimoniaux (houx, aubépines, gros alisiers)
  • garder et reconstituer des têtards dans les coins de parcelles, notamment garder du bois mort sur pied et des arbres creux
  • maintenir une bande herbacée de 1 à 2 m de large au moins d’un côté de la haie
  • maintenir et entretenir les mares...

Un rôle hydrologique et pédologique

Perpendiculaire à la pente, la haie limite l’érosion des sols en ralentissant la vitesse d’écoulement de l’eau. Elle régule les pollutions diffuses des eaux en bloquant, par son système racinaire les particules qui s’y trouvent en suspension.

Un rôle climatique et agronomique

La haie protège les animaux contre le vent, le froid, le soleil et la pluie. Elle constitue aussi un rempart pour les cultures contre les intempéries, mais également contre certains ravageurs en y abritant des auxiliaires de culture.

Un rôle paysager et social

A proximité des bâtiments, la haie permet leur intégration et leur mise en valeur. Située le long des routes ou chemins, la haie structure le territoire en soulignant les axes et les limites de parcelles. Ce paysage bocager accueille de nombreux promeneurs.

Un rôle économique

La production annuelle de bois fournie par la haie constitue une valeur économique non négligeable. Le bois d’œuvre, le bois de travail (perches, piquets) et le bois d’énergie (bois de chauffage) donnent une rentabilité à la haie. Le bois déchiqueté peut aussi être utilisé pour le paillage ou la fertilisation des sols (compost, bois raméal fragmenté).

Valoriser les ressources bocagères et forestières sur son territoire

Quelles plantations choisir pour les haies ? Comment évaluer le patrimoine bocager et forestier du territoire ? De quelles manières le bocage peut-il répondre à des enjeux de territoire ? Comment préserver et pérenniser les ressources bocagères ?

Connaître les solutions

Arbre vieillissant, arbre mort, arbre creux

L'abattage des arbres vieillissants ou morts ne peut être justifiée que pour des raisons de sécurité, car leur disparation est une perte considérable pour l'équilibre naturel et la biodiversité.

  • Un arbre vieillissant n'est pas un arbre malade. Il ne présente pas de risques sanitaires.
  • Un arbre mort est un formidable support de peuplement pour la biodiversité. Au fil des années, il va présenter des cavités (trous de pics verts, zones nécrosées) qui sont indispensables pour la (sur)vie d'un grand nombre d’espèces sauvages. Il faut des dizaines d'années pour que sa structure se transforme en support et réservoir de la biodiversité.