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Quelles perspectives pour la filière viande bovine française ?

A l'heure où le marché mondial se tend et où de nouveaux horizons s'ouvrent, la filière viande bovine française a de nombreuses cartes en main - Présentation du 27 septembre 2011, journées portes ouvertes viande bovine en Pays de la Loire.

Cette présentation fait le point sur la situation du Mercosur, qui n'est pas aujourd’hui en mesure de répondre à la demande accrue mondiale. Le Brésil paraît entamer une nouvelle phase de décapitalisation et l’Argentine, qui décapitalise déjà depuis 5 ans, voit désormais sa production s’effondrer. La demande locale de plus en plus ferme et la hausse des coûts de production qui n’échappent pas à la flambée des cours des matières premières, renchérissent le prix de la viande sud-américaine et donc le prix de la viande sur le marché mondial. Les abatteurs locaux, confrontés à un doublement des prix du bétail, sont en difficulté et ne peuvent que répercuter les hausses sur le prix de la viande. Et les grands pays importateurs, en tout premier lieu les pays du Sud de la Méditerranée, se retournent vers leurs fournisseurs historiques de viande et de bovins vivants : les européens.

La France est de loin le premier producteur de viande bovine en Europe puisqu’on y abat près de 20 % des volumes et qu’elle fournit en plus un million de broutards par an à ses voisins (Italie en tout premier lieu). Elle représente également le premier foyer de consommation en Europe. Mais les Français ont la singularité d’afficher une nette préférence pour la viande de vache, alors que nos voisins du Sud (et de l’Est dans une moindre mesure) consomment de la viande de bovins jeunes et les anglo-saxons  de la viande de bœufs et de génisses. Il en résulte de nombreux flux de viande qui se croisent sur le marché européen. Et ces flux tendent même à s’intensifier car avec l’éloignement des crises sanitaires le consommateur est moins regardant sur l’origine du produit. Mais la production européenne s’érode et le déficit de l’Europe tend à se creuser. La France, seul pays avec le Royaume-Uni dont la production se maintient, est donc bien positionnée pour conforter sa position sur le marché continental et conquérir de nouveaux marchés.

Les pays du pourtour méditerranéen ont faim de viande bovine, d’autant plus qu’ils ne consomment pas de viande de porc. Ce sont des clients qui apprécient la viande de jeunes bovins telle que nous la produisons et qui représentent un réel marché de proximité pour la filière française. Broutard, animaux finis ou carcasses ? Chaque pays importateur semble avoir sa propre stratégie. La difficulté est de la cerner et d’imaginer ce qu’elle pourra être sur le long terme. Ces nouveaux marchés ne doivent pas faire perdre de vue les filières existantes, françaises comme européennes. Les volumes exportés seront autant de volumes en moins pour la consommation européenne, déjà en baisse.

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