Irrigation et restrictions

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L'irrigation en agriculture doit préserver les ressources en eau

Selon le code de l’Environnement, la gestion équilibrée de l’eau doit permettre en priorité de satisfaire les exigences de la santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile et de l’alimentation en eau potable de la population. Elle doit également permettre de satisfaire ou concilier, lors des différents usages, activités ou travaux, les exigences de la vie biologique du milieu récepteur, de la protection contre les inondations et des activités économiques, dont l’agriculture. Le Grenelle Environnement a confirmé cette orientation en précisant que l’adaptation des prélèvements aux ressources peut se faire soit en diminuant les prélèvements pendant les périodes de faibles eaux (gestion collective des prélèvements), soit en construisant des stockages. D’ores et déjà, les agriculteurs se sont mobilisés sur ce deux volets. Les services de l'Etat mettent également en place un outil de gestion des arrêtés de restriction d'eau.


L'état des ressources en eau est suivi pendant les périodes de restriction

Pour les départements sujets aux restrictions en période de sècheresse, les Chambres d'agriculture assurent un suivi, en continu et durant tout l'été, de l'évolution de l'état des ressources en eau et des mesures de restrictions de prélèvement qui s'appliquent à l'irrigation. Ce dispositif inclut :

  • Une veille constante de l’état des ressources en eau et des mesures de restrictions applicables en irrigation.

  • Une information des irrigants par divers moyens proportionnés à l’urgence de la situation (articles, site web, mailing, SMS…).

  • La mobilisation des conseillers et des responsables professionnels concernés par le sujet de l’irrigation et de la gestion quantitative de l’eau et du groupe de correspondants des Chambres d’agriculture dans les différents bassins où l’irrigation représente un enjeu fort.

  • Si besoin, une mobilisation locale des irrigants par bassin et la coordination de mesures de gestion collective permettant d’éviter ou de repousser l’application des mesures de restrictions.l

De nouvelles solutions pour mobiliser des ressources en eau

La création de réserves ou de retenues colinaires permet de sécuriser le système de production de cultures et de fourrages. Ces dispositifs permettent, par voie de conséquence, également de diversifier les productions en réaffectant des surfaces à d'autres cultures. Un guide pour la création de retenues a été spécialement conçu pour les agriculteurs.

La maîtrise de l'irrigation, un levier pour sécuriser la production

L’irrigation est un outil pour compenser les situations de déficit hydrique. Dans la région des Pays de la Loire, l’irrigation représente 1,8 % de la pluie « efficace » (les autres usages représentent 3,2 % de la pluie efficace). Des possibilités de développement d’une irrigation « préventive » et/ou « de sécurisation » sont sans doute envisageables. Les méthodes et techniques pour optimiser la gestion de l'eau dans une exploitation.

 

 

Maine-et-Loire : un bassin soumis à des restrictions

Face aux conditions de sécheresse et d’étiage des cours d’eau et de manière à préserver au maximum les ressources en eau, les usages vitaux et les écosystèmes aquatiques, le Préfet de Maine-et-Loire a la possibilité d’activer une procédure de gestion estivale des étiages, encadrant la mise en place de restrictions des usages et prélèvements d’eau. 

Comment sont définies les mesures de restriction ?

Revu en 2017, l’arrêté « gestion des étiages » délimite 22 bassins versants Eaux superficielles et 14 zonages Eaux souterraines selon une délimitation communale. Il définit, pour chaque bassin versant ou zonage, 4 débits-seuils propres à chaque cours d’eau et 3 niveaux-seuils pour chaque nappe de référence en dessous desquels s’appliquent des mesures progressives de limitation des usages de l’eau : il s’agit des seuils de VIGILANCE, d’ALERTE, d’ALERTE RENFORCEE et de CRISE.

Qui est concerné par les restrictions ?

Agriculteurs, irrigants, collectivités, industriels, particuliers… tout le monde est concerné mais à des degrés différents selon une priorité d’usages définie comme suit :

  • Usages vitaux : prélèvements pour l’adduction d’eau potable ; prélèvements pour la protection civile et militaire ; en particulier pour la défense incendie et abreuvement des animaux.
  • Usages prioritaires : arrosage des plantes sous serres, des plantes en containers ; irrigation au goutte à goutte ; bassinage des semis et l'arrosage des jeunes plants ; arrosage des rosiers et du tabac.
  • Usages secondaires : arrosage individuel des potagers ; arrosage des terrains de sport et espaces verts publics
  • Usages particuliers : lavage des véhicules ; remplissage piscines…

Les mesures concernent tous les prélèvements réalisés :

  • en eaux superficielles (cours d’eau, nappes alluviales, réserves alimentées hors période hivernale (du 1er avril au 31 octobre))
  • en eaux souterraines (forages en nappes profondes).

Les prélèvements dans les réserves collinaires remplies exclusivement en période hivernale (1er novembre au 31 mars) ne sont pas concernés par les mesures de restriction.