Protéger les abeilles pour garantir la reproduction des végétaux

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Les abeilles contribuent à l'équilibre agro-écologique

Les Pays de la Loire comptent près de 2 500 apiculteurs et plus de 50 000 ruches. Parce que l’apiculture contribue au développement des végétaux sauvages et agricoles, il est primordial de répartir les ruches sur tout un maillage territorial. Pour produire1 kg de miel, les abeilles auront visité 4 millions de fleurs !

Grâce à la pollinisation et au choix des emplacements de ruchers, l’apiculture contribue au développement des espèces végétales sauvages (forêts, parcs régionaux…) et de certaines cultures (céréales, oléagineux, arboriculture, semence, fourrages). Dans notre région, les végétaux entomophiles (pollinisés par les insectes) représentent au moins 40 % de la valeur totale des végétaux agricoles, soit 900 millions d’euros.


Apis mellifera, un pollinisateur exceptionnel

Depuis des millions d’années, les insectes entomophiles jouent un rôle essentiel dans la pollinisation des plantes à fleurs et aujourd’hui, contribuent à la reproduction de 70 % des espèces végétales destinées aux ressources alimentaires. Pour 4 principales raisons, l’abeille domestique, apis mellifera, est un pollinisateur exceptionnel :

  • cet insecte est recouvert de poils branchus ce qui permet une accroche et un transport des grains de pollen ;
  • il a une alimentation sélective et essentiellement composée de nectar et de pollen des végétaux ;
  • son comportement est fidèle, c’est-à-dire qu’il visite toujours la même espèce de plantes lors d’un butinage ;
  • enfin, le pollen transporté reste viable suffisamment longtemps (plusieurs heures) pour assurer la reproduction végétale lors des visites suivantes.

Les abeilles, principal vecteur de développement de la biodiversité et de l'activité végétale

L’apiculture impacte positivement la biodiversité, selon le chercheur entomologiste Bernard VAISSIERE (Pollinisation entomophile, écologie des invertébrésINRA Avignon) :

  • Les abeilles domestiques sont des insectes pollinisateurs généralistes de premier plan qui participent à la pollinisation d’un grand nombre d’espèces végétales dont les espèces menacées.
  • L’activité pollinisatrice des abeilles est remarquable. Sur le plan quantitatif, de nombreuses butineuses (jusqu’à 25 000 par colonie) ont pour mission essentielle de rapporter nectar ou pollen à la ruche. Très active, une seule butineuse peut visiter plus de 700 fleurs par jour et peut récolter, par exemple sur le melon, 300 à 400 grains de pollen en une seule visite.
  • Sur le plan qualitatif, les fécondations croisées issues des pollens de plantes d’une même espèce mais génétiquement différentes, évitent la dégénérescence des végétaux.
  • Cette action est positive sur la production de fruits et de graines a aussi des retombées bénéfiques sur toute la faune qui s’en nourrit.

L'apiculture contribue également à l'activité économique végétale. Il est important de souligner que l’apiculture contribue à la pollinisation de 80 % des végétaux dans le monde et, indirectement, à la diversité alimentaire humaine : en effet, de 30 à 50 % du bol alimentaire de l'homme est issu de la pollinisation.

En effet, de nombreux fruits, légumes, oléagineux ne pourraient pas être produits à si faible coût si les colonies d’abeilles et les apiculteurs, par le choix de disposition des ruchers,  ne réalisaient un travail nécessaire de pollinisation.

La contribution économique de l’apiculture à l’agriculture est estimée à plus de 900 millions d'euros, soit près de 40 % du chiffre d’affaires de la valeur des végétaux agricoles en Pays de la Loire.

Les abeilles, un maillon fort de l'écosystème